dimanche, 02 novembre 2008
Enfin
Il m'aura fallu du temps mais ça y est, je suis à bout de force face à l'indifférence des plus proches, et je pleure enfin.
17:38 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 30 octobre 2008
Goma
Goma... Vous en entendez sans doute parler pour la première fois, au JT, dans les journaux... car les rebelles sont maintenant aux portes de la ville.
Cette ville j'y suis allée. J'y ai vu des personnes. J'ai même parlé avec certaines. Alors je peux vous jurer que cette ville existe, que ces gens existent, pour de vrai. Et leur souffrance est réelle, elle aussi.
Quand j'étais à Goma, j'ai vu des camps de déplacés. Vous n'imaginez même pas les conditions dans lesquelles ils peuvent vivre. Je crois que le mot pour décrire cela, ce serait dénuement. Le dénuement, c'est ne plus rien avoir. Rien. Manquer du stricte nécessaire. Vivre dans des abris faits en feuilles de bananiers séchées, ou en toiles épaisses du HCR pour les "chanceux". Manger la même chose chaque jour, des féculents qui vous tiennent un peu au ventre. Vous en entendez parler aujourd'hui de ces déplacés, de plus en plus nombreux au fur et à mesure que les rebelles gagnent du terrain. Alors je veux juste que vous compreniez ce que ça veut dire, être déplacé. J'aimerais juste que, pour une fois, quelque chose vous fasse réagir, que pour une fois vous vous disiez que non, ceci n'est pas normal.
Quand j'étais à Goma, j'ai aussi rencontré des femmes violées, et plus encore, car à ce stade je trouve le mot torture plus approprié. Quand on leur a demandé le souhait qu'elles voudraient émettre aujourd'hui, elles ont dit qu'elles voulaient que le pays soit en paix, car c'est la seule solution pour que la série de malheurs dont elles sont victimes s'arrête enfin. La paix... on en est loin aujourd'hui. J'aimerais aussi que cela vous fasse réagir, que vous pesiez dans vos esprits la signification du mot 'guerre' et les conséquences qu'elle engendre.
Je sais que ce que je vous dis ne vous parle pas. Je sais que ça ne va pas changer le cours de vos vies. Je voudrais juste... Non, rien. Vous venez de lire ces mots, maintenant faites-en ce que vous voulez.
13:18 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 29 octobre 2008
Paris, Texas

And for the first time he wished he was far away,
Lost in a deep vast country where nobody knew him.
Somewhere without language
Or streets.
And he dreamed about this place without knowing its name.
17:39 Publié dans Mon monde de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 26 octobre 2008
PS : Ne pas oublier de vivre
"Le chemin n'a qu'une seule issue, la mort, alors prend ton temps en chemin."
[Un ami]
10:52 Publié dans A méditer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 21 octobre 2008
Soeur Emmanuelle

"Ne me pleurez pas, continuez le combat."
[Soeur Emmanuelle]
08:11 Publié dans A méditer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 18 octobre 2008
Simulacre
Parfois je me dis que je ne suis douée que pour feindre.
Le reste du temps je ne le pense pas, je le fais.
18:53 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





