jeudi, 30 octobre 2008
Goma
Goma... Vous en entendez sans doute parler pour la première fois, au JT, dans les journaux... car les rebelles sont maintenant aux portes de la ville.
Cette ville j'y suis allée. J'y ai vu des personnes. J'ai même parlé avec certaines. Alors je peux vous jurer que cette ville existe, que ces gens existent, pour de vrai. Et leur souffrance est réelle, elle aussi.
Quand j'étais à Goma, j'ai vu des camps de déplacés. Vous n'imaginez même pas les conditions dans lesquelles ils peuvent vivre. Je crois que le mot pour décrire cela, ce serait dénuement. Le dénuement, c'est ne plus rien avoir. Rien. Manquer du stricte nécessaire. Vivre dans des abris faits en feuilles de bananiers séchées, ou en toiles épaisses du HCR pour les "chanceux". Manger la même chose chaque jour, des féculents qui vous tiennent un peu au ventre. Vous en entendez parler aujourd'hui de ces déplacés, de plus en plus nombreux au fur et à mesure que les rebelles gagnent du terrain. Alors je veux juste que vous compreniez ce que ça veut dire, être déplacé. J'aimerais juste que, pour une fois, quelque chose vous fasse réagir, que pour une fois vous vous disiez que non, ceci n'est pas normal.
Quand j'étais à Goma, j'ai aussi rencontré des femmes violées, et plus encore, car à ce stade je trouve le mot torture plus approprié. Quand on leur a demandé le souhait qu'elles voudraient émettre aujourd'hui, elles ont dit qu'elles voulaient que le pays soit en paix, car c'est la seule solution pour que la série de malheurs dont elles sont victimes s'arrête enfin. La paix... on en est loin aujourd'hui. J'aimerais aussi que cela vous fasse réagir, que vous pesiez dans vos esprits la signification du mot 'guerre' et les conséquences qu'elle engendre.
Je sais que ce que je vous dis ne vous parle pas. Je sais que ça ne va pas changer le cours de vos vies. Je voudrais juste... Non, rien. Vous venez de lire ces mots, maintenant faites-en ce que vous voulez.
13:18 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 29 octobre 2008
Paris, Texas

And for the first time he wished he was far away,
Lost in a deep vast country where nobody knew him.
Somewhere without language
Or streets.
And he dreamed about this place without knowing its name.
17:39 Publié dans Mon monde de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 26 octobre 2008
PS : Ne pas oublier de vivre
"Le chemin n'a qu'une seule issue, la mort, alors prend ton temps en chemin."
[Un ami]
10:52 Publié dans A méditer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 21 octobre 2008
Soeur Emmanuelle

"Ne me pleurez pas, continuez le combat."
[Soeur Emmanuelle]
08:11 Publié dans A méditer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 18 octobre 2008
Simulacre
Parfois je me dis que je ne suis douée que pour feindre.
Le reste du temps je ne le pense pas, je le fais.
18:53 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 17 octobre 2008
Contre l'indifférence
| Contre l'indifférence face à la situation déplorable en RDC, tenez-vous informés. Ne vous laissez pas assaillir par la crise économique, financière boursière et je ne sais quoi encore, cette "crise de riches" comme le dit ironiquement le président sénégalais. Lisez ces articles:
|
(Merci à DaVéro pour ce mail riche en infos)
09:45 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 15 octobre 2008
Informez-vous
http://www.jeuneafrique.com/pays/congo_rdc/congo_rdc.asp
La situation au Congo s'aggrave de jour en jour. Les accords de paix signés à Goma en janvier ont été bafoués. à de multiples reprises Peut-être est-il difficile de trouver sa place au milieu de tout ça, on se dit qu'on est impuissant et qu'on ne peut rien y changer.
On peut faire une chose : s'informer !
C'est peut-être peu, mais c'est mieux que d'ignorer ce qui se passe.
Je rappelle à tous ceux qui le souhaitent que vous pouvez venir voir le dvd de mon séjour au Congo quand vous le voulez. C'est déjà un premier pas !
12:09 Publié dans Mon monde de mots | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 10 octobre 2008
Angela Carter - The Bloody Chamber

When I saw him look at me with lust, I dropped my eyes but, in glancing away from him, I caught sight of myself in the mirror. And I saw myself, suddenly, as he saw me, my pale face, the way the muscles in my neck stuck out like thin wire. I saw how much that cruel necklace became me. And, for the first time in my innocent and confined life, I sensed in myself a potentiality for corruption that took my breath away.
14:48 Publié dans Mon monde de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jeanette Winterson - Sexing the cherry

The Buddhists say there are 149 ways to God. I'm not looking for God, only for myself, and that is far more complicated. God has had a great deal written about Him; nothing has been written about me. God is bigger, like my mother, easier to find, even in the dark. I could be anywhere, and since I can't describe myself I can't ask for help. We are alone in this quest, and Fortunata is right not to disguise it, though she may be wrong about love. I have met a great many pilgrims on their way towards God and I wonder why they have chosen to look for him rather than themselves. Perhaps I'm missing the point - perhaps whilst looking for someone else you might come across yourself unexpectedly, in a garden somewhere or on a mountain watching the rain. But they don't seem to care about who they are. Some of them have told me that the very point of searching for God is to forget about oneself, to lose oneself for ever. But it is not difficult to lose oneself, or is it the ego they are talking about, the hollow, screaming cadaver that has no spirit within it ?
I think that cadaver is only the ideal self run man, and if the other life, the secret life, could be found and brought home, then a person might live in peace and have no need for God. After all, He has no need for us, being complete.
14:42 Publié dans Mon monde de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Grand Livre des gnomes - Terry Pratchett

"Non, c'est toi qui avait raison, répondit Dorcas. En ce monde, tout appartient aux humains. Nous aurions fini par leur appartenir aussi. Nous n'aurions pas eu la place d'être nous-mêmes."
14:31 Publié dans Mon monde de livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





