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lundi, 30 octobre 2006
John Lennon - Imagine
Le problème dans ce monde, c'est que tout le monde manque d'imagination.
Car si tout le monde avait de l'imagination, alors tout le monde pourrait s'allonger quelques secondes, puis se relever, prêt à changer le monde.
L'important n'est pas de savoir si oui ou non nous pouvons changer le monde. L'important c'est que nous croyions, tous, ensemble, que nous le pouvons.
Et puis au fond c'est quoi le monde ?
Après tout on utilise tous l'expression "tout le monde". Et quand on dit ça, on entend par là tous les individus. Alors si le monde, c'est tous les individus, qui mieux que ces individus, qui mieux que nous, peut changer le monde ?
Une chose me frappe, c'est que quand on est jeune on nous dit : "tu sais, tu dois profiter de ta jeunesse, c'est l'âge où tout est possible". Mais quand on est jeune, c'est pas du tout l'impression qu'on a. On pense qu'une fois adulte, une fois maître de soi et de ses décisions, c'est là que tout est possible. Et puis on y arrive et on regarde avec un oeil bienveillant la nouvelle jeunesse, en leur disant que l'avenir est entre leur main, qu'il est déjà trop tard pour nous.
C'est ce dont vous avez envie ? Attendre le moment où vous pourrez agir ? Je crois qu'on peut attendre longtemps !
On imagine tous un monde meilleur avec un arrière-goût de l'île aux enfants. Mais en vérité on ne fait rien pour que l'imagination devienne réalité, parce qu'on n'y croit pas ! On ne croit pas à l'imagination ! Ou plutôt on ne veut pas y croire ! Parce qu'on a trop peur ! On a trop peur d'admettre que oui on peut agir, oui on peut faire changer les choses ! Et si on a si peur, c'est parce qu'on ne sait pas où l'on va. On a toujours peur de l'inconnu. C'est vrai, pourquoi on passerait notre vie à se torturer pour changer les choses, alors qu'on n'est même pas sûrs qu'on y puisse quelque chose ? C'est tellement plus confortable de s'emmitoufler dans son morceau de bonheur qu'on a su se créer au fil des années, et d'y passer toute sa vie.
Nous ne sommes pas des êtres éternels. Ce petit morceau de bonheur qu'on aura su s'accaparer mourra finalement avec nous. Je sais que je mourrais un jour, c'est un fait, c'est biologique. Mais je ne veux pas que mon bonheur meurt avec moi. Nous devrions tous faire en sorte d'apporter du bonheur à ceux qui en manquent. Alors, au lieu de laisser mourir égoïstement notre morceau de bonheur avec nous, nous l'aurons rendu éternel, car nous l'aurons partagé avec d'autres. Et quand nous serons morts, ce bonheur sera lui entre de bonnes mains.
C'est là que mon imagination me mène, et c'est là que je veux la suivre.
Vous êtes sur un grand terrain en friche qui s'appelle le monde. Au milieu une route qui s'appelle la vie. Vous pouvez avancer sur votre route, sans savoir où elle vous mène, où elle finira. Ou vous pouvez vous dire que cette route finalement, elle n'est pas très intéressante. Vous aurez avancé et puis voilà. Tout sera fini, comme ça a commencé. Vous aurez certes avancé, mais serez toujours sur la même route, une route quelconque. Alors vous pouvez choisir de quitter votre route, pour aider à défricher le grand terrain qui vous entoure. Vous n'aurez sans doute pas le temps de voir le terrain complètement aménagé. Vous n'aurez sans doute pas le temps de voir si votre travail a servi à quelque chose, à quelqu'un. Mais malgré tout, vous saurez que vous avez été là, et que vous avez fait votre possible pour mettre ce terrain en état. Et au moment de partir, quand tout sera fini, vous garderez le sourire, car dans vos dernières secondes, peut-être imaginerez-vous des gens venant de tous les points du grand terrain qui, après avoir défriché ensemble tout l'espace, feront une ronde pour chanter et danser ensemble sur ce nouvel espace pour lequel vous aurez oeuvré.
Tout ça grâce à une chanson...
19:25 Publié dans Mon monde de musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




















Commentaires
Le problème n'est pas le manque d'imagination des gens bien au contraire la plupart en déborde ! Le vrai problème est que la société moderne se base de plus en plus sur le regard d'autrui ce qui conduit les gens à un narcissisme de plus en plus développé qui se traduit de bien des manières : complexes d'apparences (poids, taille, ... "soit belle et tait-toi" ) mais égalemment par l'image que l'on veut donner de soi aux autre ce qui pousse les gens à avoir tendance a brider les actions qu'ils pourraient faire et qui pourraient aider de nombreuses personnes sous de nombreux prétextes qui dissimulent en réalité les vraies raisons. En effet ils craignet trop souvent que l'aide ou le bonheur qu'ils peuvent procurer aux personnes qui en ont besoin ne sera pas assez glorieuse pour l'image qu'ils veulent qu'on ai d'eux ou ils ont tout simplement peur de passer pour ridicules aux yeux des autres qui sont exac²tement dans le même cas qu'eux ! Ce qui nous conduit a la situation actuelle : personne n'ose se bouger par crainte du regard des autres !
Mais il existe des personnes assez folles, des personnes qui se fichent de l'image qu'elles peuvent donner d'elles même en aidant les autres, des personnes qui s'épanouïssent en répendant le bonheur autour d'elles, des personnes comme toi Lucie !!
Et ces personnes ont un avenir bien plus gai que les autres !
Ecrit par : dyxmann | vendredi, 03 novembre 2006
Je trouve ça très juste ce que tu dis. mais je sais pas si le regard des autres est la seule chose qui fait que personne ne bouge. Je crois qu'il y a des gens qui n'ont tout simplement pas envie d'agir, qui s'en fichent pas mal, ou alors qui aiment passer une demi-heure à penser au monde et oublient très vite ce qu'ils se sont dit.
Je crois en réalité que se la jouer altruiste est très en vogue en ce moment. Ca fait bien dans le regard des autres de dire que le monde va mal, qu'il faut sauver l'environnement, qu'il faut donner à manger à ceux qui ont faim etc... Non vraiment je pense que c'est bien vu de s'intéresser aux nobles causes. Après ce qui diverge, c'est la façon de s'y intéresser.
Pour ceux qui me connaissent bien, je fonctionne beaucoup par images, et celle que j'associe à cette situation est la randonnée. Dans une rando, ya trois sortes de personnes : ya ceux qui filent droit sans jamais regarder qui est à la masse derrière; ya aussi ceux qui se retournent et qui voient ceux qui arrivent pas à grimper au rocher pour avancer, et qui disent "oh mince il arrive pas à grimper, on va l'attendre"; et puis ya ceux qui disent rien, et qui retournent en arrière pour aller chercher ceux qui n'arrivent pas à avancer.
A vous de voir dans quelle catégorie vous vous trouvez, mais sachez que celui qui avance sans regarder en arrière finira sa randonnée, certes, mais il la finira tout seul puisque le reste sera à la traîne. Celui qui s'arrête et attend, il restera toujours au même point, il n'avancera pas, ne reculera pas non plus, mais du moins aura-t-il bonne conscience. Sachez enfin que celui qui est reparti en arrière pour aider l'autre n'aura peut-être pas le temps de finir la randonnée, peut-être que la nuit sera tombée trop vite. Mais au moins, il aura aidé les autres à avancer un peu, et peut-être que dans le lot un ou deux auront réussi à finir la randonnée grâce à lui.
A vous de voir...
Ecrit par : Lu | vendredi, 03 novembre 2006
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